Découvrir Louveciennes
Kurt WEILL (1900 – 1950)
Musicien allemand, il est vite classé comme compositeur de musique décadente avec deux œuvres présentées à une année d’intervalle : Grandeur et Décadence de la Ville de Mahagony, un songspiel, et sur un livret de Bertolt Brecht, l’Opéra de Quat’sous.
Objet d’attaques de plus en plus vives des milieux nationaux allemands à l’encontre de ses productions, pressentant le sort qui attend les Juifs dans le pays, en 1933, sous le prétexte qu’il a besoin de calme et de tranquillité pour la composition musicale, Kurt Weill demande asile à la France. Cette même année, il obtient l’autorisation de s’installer à Louveciennes.
Il considère comme son second foyer le petit appartement de la place Dreux dans lequel il emménage en novembre 1933.
Il vit seul avec son chien Harras, un berger allemand, entre deux pianos, l’un qui sert de décor dans la salle de séjour, l’autre qu’il utilise comme instrument de travail.
A l’époque c’est un petit homme assez dodu, presque chauve, avec d’épaisses lunettes qui cachent ses grands yeux. Kurt Weill s’adaptera très vite au rythme de la vie française, au bout d’un an il parle presque couramment la langue. Il a une correspondance suivie avec Jean Cocteau.
Pendant son séjour à Louveciennes, il compose plusieurs œuvres, notamment la grande complainte de Fantômas sur un texte de Robert Desnos, et deux chansons écrites en français, pour la chanteuse Lys Gauty la Complainte de la Seine et Je ne t’aime pas. Au printemps 1934, il achève sa 2ème symphonie qui lui avait été commandée par la princesse Polignac.
Avant de partir pour l’Angleterre et les États-Unis, Les Sept péchés capitaux, sera la dernière œuvre que Kurt Weill composera à Louveciennes.




